Génération en quête de sens

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On nous appelle la« génération internet », ou encore les « enfants du millénaires » (« digital natives » ou « millenials » dans la langue de Shakespeare). Nous sommes la génération Y, elle regroupe les personnes nées entre la fin des années 1970 et le milieu des années 1990. Aujourd’hui nous avons entre 25 et 35 ans, et sommes pour les plus vieux environ depuis une dizaine d’années sur le marché du travail.

L’origine du nom génération Y a plusieurs attributions : pour les uns il vient du « Y » que trace le fil de nos baladeurs sur nos torses ; il pourrait venir de la phonétique anglaise de l’expression « Y » (prononcer waɪ), signifiant « pourquoi », en raison de la remise en cause systématique des contraintes qui nous sont imposées, notamment dans notre cadre professionnel.

Effectivement, en cette période de crise économique, chronique, nous nous levons chaque matin pour aller au travail. A la fin du mois on touchera notre salaire, qui nous permettra de payer nos factures. Mais à la différence de nos parents, nous ne resterons pas dans la même entreprise toute notre carrière, les statistiques montrent la durée moyenne dans un poste pour un cadre est de 4 ans. Comme dirait mon père : « Pourquoi une telle bougeotte ?… »

Le cabinet d’audit Deloitte a sondé les générations Y* à travers le monde sur leurs aspirations, leurs sources de motivations et de satisfaction au travail, leur vision de l’avenir, ainsi que sur l’engagement sociétal des entreprises. 7 700 membres de la Génération Y dans 29 pays différents ont répondu à cette étude :

– 56 % des jeunes issus de la Génération Y n’envisagent aucune collaboration avec certains employeurs en raison des valeurs ou de la conduite de ces entreprises.

– Deux tiers des membres de la Génération Y sont désireux de quitter leur entreprise d’ici 2020, et 44% dans les deux prochaines années.

« La fidélité et la rétention des talents seront au cœur de la croissance durable des sociétés. Cette génération attend bien plus des entreprises qu’il y a 50, 20 ou même 10 ans. Ils adressent un message particulièrement fort aux dirigeants de ce monde : faire du business, certes, mais le faire de façon durable et responsable. La mission même de l’entreprise doit drastiquement évoluer à l’aune de ce que les leaders de demain considèrent comme primordial. » déclare Alain Pons, Président de Deloitte France.

Si la vision sur l’impact (73%) et l’éthique (58% en hausse de 6 points) de l’entreprise continue de progresser, la génération du millénaire reste méfiante quant aux motivations qui sont avant tout perçues comme purement financières (54%). Près de 9 collaborateurs sur 10 (87 %) issus de la Génération Y estiment que la réussite d’une entreprise devrait être mesurée sur des critères allant bien au-delà des seuls résultats financiers.

Une entreprise devrait ainsi être évaluée non seulement en fonction de sa performance financière que de la façon dont elle développe ses talents, se comporte avec ses collaborateurs et contribue à l’évolution de la société.

Message donc aux dirigeants de sociétés : afin d’avoir des collaborateurs satisfaits, motivés, et fidèles, bâtissez votre culture d’entreprise, le sens fait la différence.

Pour notre génération, il est indispensable que l’entreprise exerce une influence positive sur la société.

Harris Ratsimba

*Etude sur les Millenials (Deloitte – 2016)

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