Être agile, c’est un état d’esprit

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Aujourd’hui dans le monde professionnel, on entend partout autour de nous des gens se revendiquer d’être « agile ». Mais qu’est ce que cela signifie, exactement ?

Dans n’importe quel projet, professionnel ou personnel, individuel ou collectif, on se fixe des objectifs, et chacun sait que la trajectoire pour atteindre ces objectifs n’est jamais droite. Le chemin est juché d’embûches, car nous vivons dans un monde complexe, dans lequel, il faut savoir gérer le changement et les incertitudes.

Longtemps, le terme « agilité » à servi à caractériser simplement l’habilité d’une personne à changer la position de son corps à partir de critères liés aux réflexes ou à l’équilibre. Mais depuis quelques années, « agile » et « agilité » ont pris à la faveur de la crise économique un sens tout particulier dans le monde de l’entreprise.

Pour renouer avec l’origine de ce nouvel emploi du mot, il faut remonter à la fin au début des années 2000. L’agilité a été conçue par des développeurs pour les développeurs, cela consistait à mettre en place une autre forme de gestion de projet, plus efficace et plus satisfaisante pour le client. Cette performance passe par des pratiques plus respectueuses des mécanismes humains. Aujourd’hui ce cadre méthodologique sort de plus en plus du cadre informatique pour s’adresser de façon plus générale à tous les niveaux de l’entreprise.

Le terme « agilité » s’est peu à peu répandu dans les diverses strates de l’écosystème managérial pour aujourd’hui qualifier le besoin de flexibilité, de réactivité et de renouveau de l’entreprise du XXIeme siècle.

Il ne faut pas perdre de vue que la véritable nature de l’agilité, c’est avant tout un état d’esprit. Au cœur de ce que l’on pourrait appeler la « philosophie agile », on trouve la communication, véritable clef de voûte sans laquelle on ne peut pas faire de l’agilité.

Dans une approche classique, une tâche critique et interdépendante qui n’a pas été réalisée dans le délai prévu entraîne presque immanquablement une remarque négative, avec une recherche de fautif, – à cause de qui sommes nous en retard ? L’agilité requiert d’avoir une approche positive : la colère ou l’énervement vont entraîner un ressenti voire un blocage de la situation, ce sont des freins au bon déroulement du projet.

En revanche, l’écoute, la confiance, la transparence, la capacité à déléguer, à responsabiliser et à encourager font avancer le projet avec beaucoup plus d’efficacité. L’agilité replace en effet l’humain au coeur du projet. On ne peut pas être agile que dans les faits, on doit l’être aussi dans la pensée.

Un projet agile est un projet où tous les intervenants (équipe projet, client,…) se sentent sereins et savent exactement où ils en sont. En proposant du confort et du bien-être, les équipes s’épanouissent, l’ambiance de travail est meilleur les relations clients-fournisseurs sont saines, on obtient une collaboration dans la durée. On entre alors dans une spirale positive et on tire tous les bénéfices de l’agilité. Avec comme seule ligne de conduite : travailler avec plaisir et enthousiasme.

Une entreprise agile, c’est une entreprise capable de se remettre en cause perpétuellement et de prendre des risques pour conquérir de nouveaux marchés en cohérence avec les nouveaux enjeux sociaux et environnementaux. L’entreprise agile place également l’expérience client et la satisfaction client au cœur de son ADN, sans oublier de s’adresser aussi à ses propres employés pour en faire ses meilleurs ambassadeurs.

L’agilité est une vraie innovation sociale, tout autant que managériale, au service des organisations qui veulent conjuguer concrètement, au-delà des beaux discours pleins de vertu, performance et bien-vivre au travail.

Alors? diriez vous que vous êtes agile?

Harris RATSIMBA 

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