
Vous êtes vous déjà senti en décalage totale avec le monde de l’entreprise dans son ensemble ? Peut-être à cause de votre responsable hiérarchique avec lequel vous ne vous entendez pas, ou alors à cause d’un client qui vous inflige une pression incessante ?
Où que vous en soyez dans votre carrière professionnelle, je parie que vous vous êtes déjà senti mal compris à un moment donné de votre carrière. Chaque jour, des gens se sentent exclus, non reconnus ou maltraités au travail. Et par conséquent, ils souffrent.
Avouons-le, le monde du travail n’est pas toujours amusant. Certains pourraient dire « c’est comme ça ».
Personnellement, je pense que nous pouvons facilement améliorer la vie au travail, en améliorant une chose : l’intelligence émotionnelle.
Tout le monde en a entendu parler. Mais qu’est-ce que c’est ? Comment s’ améliorer ? Et comment pouvons nous l’utiliser pour être plus performant et efficace dans notre job ?
L’intelligence émotionnelle (IE) est un terme qui a été popularisé par John Mayer, de l’Université du New Hampshire, et Peter Salovey de Yale.

Mayer décrit l’IE (également appelé QE pour Quotient Émotionnel) comme suit :
« L’intelligence émotionnelle est la capacité de raisonner sur les émotions et les informations émotionnelles, pour améliorer la pensée. Selon nous, les personnes ayant un taux élevé d’IE pourraient résoudre toute une variété de problèmes liés aux émotions de façon précise et rapide.”
Dans le monde du travail actuel, il est essentiel de résoudre les problèmes liés aux émotions. Au travail, nous traitons des problèmes complexes. Et nous devons souvent travailler ensemble pour trouver des solutions.
La performance au travail est totalement décorrélée de la réussite aux examens de l’éducation nationale, des tests de QI, ou toute autre mesure basée sur des notations.
La réussite professionnelle est plus liée au fait d’avoir un impact en tant que leader.
Si l’on veut réaliser des choses remarquables, il faut être capable de travailler avec d’autres personnes. De ce point de vue, l’IE est la compétence clé qui vous apportera de meilleurs résultats et plus de succès.
Plusieurs études ont démontré que l’IE est également liée à une grande santé mentale. Ce n’est donc pas seulement une compétence qui influence les résultats de notre entreprise, mais elle a aussi un impact sur notre propre bonheur personnelle.
Une meilleure connaissance de soi mène à une IE plus élevée, ce qui conduit à plus de bonheur.
L’IE décrit la capacité d’une personne à identifier les émotions. Pas seulement les émotions des autres, mais aussi ses propres émotions. En fait, il faut commencer par identifier ses propres émotions avant de pouvoir diriger celles des autres. L’IE est donc étroitement liée à la connaissance de soi.
Et c’est exactement pourquoi l’IE est un prédicteur important du succès dans la vie et pour les affaires :
- Un haut niveau d’IE mène à une plus grande connaissance de soi.
- Une meilleure connaissance de soi conduit à plus de bonheur.
- Plus de bonheur signifie une plus grande satisfaction au travail.
- Une plus grande satisfaction au travail conduit à de meilleurs résultats.
- De meilleurs résultats conduisent à plus de reconnaissance.
- La reconnaissance de notre travail nous fait nous sentir importants.
Vous voyez?… L’IE compte. Et après avoir beaucoup lu et étudié sur ce sujet, je veux partager comment améliorer son IE en 3 étapes.
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Identifier ses émotions
Daniel Goleman, un autre pionnier de l’IE, et auteur de « L’intelligence émotionnelle : pourquoi cela peut-il être plus important que le QI », soutient que nous avons deux esprits. Il dit :
« Dans les faits, nous avons deux pensées, une qui pense et une qui sent. »
Pour développer mon esprit qui sent, j’aime écrire sur mes émotions quotidiennes dans mon journal personnel. Si vous ne faites pas de journal, commencez à le faire pour le bien de votre IE. La première étape consiste à identifier ce que vous ressentez et ce qui déclenche vos émotions. Voici quelques questions que vous pouvez vous poser:
- Qu’est ce que je ressens dans telle ou telle situation?
- Est-ce que je suis fâché quand je suis critiqué?
- Est-ce que je deviens triste quand les gens m’ignorent?
- Est-ce que je deviens dépressif lorsque sens que je stagne?
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Interpréter ses émotions
Une fois que vous avez une meilleure image de la façon dont vous répondez aux différentes situations de votre vie, il est temps de les comprendre. Pensez à ces choses :
- Quand je suis en colère, comment est ce que je réponds aux gens ?
- Et qu’est-ce que j’en penses ?
- Pourquoi est ce que je m’ennuie ? Dans ce cas , est ce que je suis triste, heureux, fâché ?, etc..
Ne vous jugez pas et ne dites pas: «Je suis un imbécile.» Non, il s’agit de comprendre vos émotions. Rien de plus. Rien de moins.
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Gérer ses émotions
C’est une grande partie de la réussite au travail. Un leader ne va pas avec le flux ou ne suit pas l’énergie d’un groupe. Un leader établit l’ambiance. Mais avant de pouvoir définir l’ambiance dans les groupes, vous devez maîtriser la configuration de votre humeur interne.
Posez vous les questions :
- Est ce que je sais sortir d’une mauvaise humeur?
- Est ce que je sais remonter le moral?
- Est ce que je sais me ralentir lorsque je suis trop excité?
Si non, travaillez dessus. Parce que vous devez avoir le contrôle de vos émotions pour les gérer.
J’ai appliqué la méthode en trois étapes ci-dessus pour améliorer ma capacité à identifier mes propres émotions.
Quand vous pouvez identifier vos propres émotions, vous pourrez également mieux identifier les émotions des autres. Et c’est exactement ce que signifie l’intelligence émotionnelle.
C’est un énorme cliché mais nous sommes tous pareils, surtout si vous regardez au-delà du mur émotionnel que la plupart d’entre nous avons mis en place. Nous éprouvons tous de la tristesse, du bonheur, de la colère, de la culpabilité, de la peur, de la déception. Vous devez le reconnaître.
Trop souvent, nous continuons à vivre sans nous rendre compte que nous avons ces émotions en nous-mêmes. En c’est en niant cela, que l’on deviendra jamais un leader.
Plus important encore, nous ne développerons pas la conscience de soi. Et par conséquent, nous ne pouvons pas tirer le meilleur parti de notre vie.
Un vrai leader connaît mieux les émotions d’une autre personne que la personne elle-même. Mais tout commence par se connaître soi-même en premier, et c’est le plus difficile.
Harris Ratsimba